Financial Krach Survivor

…ou comment échapper au racket organisé par les BANKSTER et prospérer malgré la crise!

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Sourcewww.lecontrarien.com – Charles SANNAT

« La débancarisation, pourquoi et comment ?… »

« La débancarisation, pourquoi et comment ?… »

Mes chères contrariennes, mes chers contrariens !

Pourquoi il faut protéger son patrimoine en 3 raisons

La dette de l’État français dépasse aujourd’hui les 2 000 milliards d’euros et est sensiblement équivalente à une année de PIB. On ne tient pas compte dans ce cumul des dettes de la sécurité sociale par exemple ou encore de celles des collectivités locales. On prend encore moins en compte le financement à venir des retraites dont on a pourtant une connaissance approfondie concernant les montants qui devront être engagés.

Il faut également avoir à l’esprit que notre PIB est à 57 % issu de la dépense publique. En clair, c’est parce que l’État paie des fonctionnaires, des fournisseurs, qu’il verse des subventions ou encore des prestations sociales qu’il y a de l’activité économique en France et cette activité est à 57 % liée aux dépenses publiques. Il faut donc bien comprendre que la seule création de richesse privée ne représente elle que 43 % de notre PIB. Il est évident que les 43 % de la création de richesse ne peuvent pas financer les 57 % de dépenses publiques quand bien même la création de richesse privée (les 43 %) seraient taxés à 100 % !! Le déficit est donc incontournable. La dette est une donnée du système dans lequel nous nous trouvons et il n’y a aucun espoir qu’il en soit différemment dans les années qui viennent, qu’elles que soient les annonces réalisées par ce gouvernement, les précédents et les suivants.

Enfin, il n’y a pas plus de croissance économique. Le mécanisme de la dette, qu’elle soit privée ou publique, repose sur la promesse des gains futurs qui permettront de rembourser le crédit. Au niveau d’un État, ces revenus futurs c’est la croissance économique exprimée en pourcentage du PIB. Pas de croissance = pas de remboursement de la dette. Or depuis 40 ans, je dis bien depuis 40 ans, la croissance de la décennie en cours est inférieure à la croissance moyenne de la décennie passée. Nous sommes arrivés à la croissance moyenne de 0 % sur 10 ans.
Si vous prenez donc ensemble ces 3 éléments, et je pourrais en rajouter encore de très nombreux mais disons qu’il s’agit des plus importants et des plus structurants, à savoir un stock de dette d’au moins 3 fois le PIB (lorsque l’on additionne tous les types de dettes), un PIB formé à 57 % par de la dépense publique et une croissance moyenne proche de 0, vous avez un cocktail détonant menant inéluctablement à la faillite de l’État.
C’est cette logique que je viens d’exprimer qui doit vous amener à vous demander pourquoi laisser votre patrimoine exposé dans un tel contexte.

Débancariser c’est quoi ?

Lorsque nous parlons des 2 000 milliards d’euros de dettes de la France, il faut bien avoir à l’esprit là encore comment fonctionne le système et donc l’épargne des ménages. Prenons l’exemple de l’assurance vie, placement préféré de nos concitoyens.
Pour ceux qui n’auraient pas encore compris comment fonctionne leur beau et sublime contrat d’assurance vie soi-disant garanti, le mécanisme est le suivant : un fonds euros est composé à environ 80 % d’obligations d’État, c’est-à-dire de titres de dette émis par ces pays. Ces pays versent chaque année des intérêts à ses créanciers avec de l’argent qu’ils n’ont pas et qu’ils empruntent à d’autres créanciers et souvent aux mêmes si vous avez épargné à nouveau durant l’année !

Le rendement, c’est-à-dire le taux d’intérêt que vous percevez, est en réalité payé par les États qui ont dû vous emprunter un peu plus pour le faire et vous est reversé par votre intermédiaire financier qui, au passage, prend sa commission (appelé frais de gestion). L’État ensuite vous taxe votre rendement… En clair, si l’on pousse la logique jusqu’au bout, vous vous payez vous-même votre propre rendement moins les taxes et les frais… Absurde ! Une fois que vous avez compris cette réalité, vous fuirez ! Si vous êtes complètement fada, vous pouvez continuer… mais là, c’est votre problème.

Ne me parlez donc pas de rendement ou d’intérêts ou encore de placements garantis qui rapportent ! Cela n’existe plus depuis bien longtemps et les épargnants vivent dans une grande illusion, raison pour laquelle ils se feront massacrer dans quelques temps. Si vous voulez gagner… vous perdrez ! Si vous acceptez de perdre… vous en sauverez au moins une partie !

Débancariser c’est donc baisser sa sensibilité personnelle au système financier, aux banques et aussi, ne les oublions pas, aux compagnies d’assurance vie.

Je précise bien ma pensée pour qu’il n’y ait pas d’erreur de compréhension je parle bien de baisser, de diminuer sa sensibilité, pas de fermer la totalité de ses comptes en banque et de vivre qu’avec des tas de billets planqués sous le matelas…
Pourquoi ? Tout simplement parce que dans notre monde moderne tel qu’il est organisé, il est très difficile de vivre sans compte bancaire ne serait-ce que pour la gestion de ses prélèvements ou de ses virements. C’est une évidence, cela va sans dire, mais nettement mieux en le disant !!
Bref, même si vous aurez toujours un peu de sous à la banque, l’idée c’est d’avoir à l’esprit qu’il faut baisser sa sensibilité au risque de défaillance de l’État et donc de défaillance du système bancaire ou des produits d’épargne. Ayez toujours en tête l’exemple de Chypre où les épargnants ont perdu jusqu’à 80 % des sommes qu’ils avaient à la banque.

Conclusion : vous devez mener une véritable réflexion patrimoniale centrée autour de votre allocation d’actifs. Combien d’actifs financiers et pour quoi faire ? Quelle quantité d’actifs tangibles et pour quoi faire ?

En cas de faillite, tout cela n’est finalement réduit qu’à un jeu d’écriture et de croyance. Tous les mois, votre employeur vous donne un papier nommé « fiche de paie ». Votre banque vous envoie un autre papier sur lequel elle reporte le chiffre qu’il y a en bas du papier reçu de l’employeur. Vous allez avec votre CB chez un commerçant faire vos courses. Vous payez. De la machine à care (TPE) sort un petit bout de papier (ticket qui en plus s’efface au bout de quelques semaines) que le commerçant range précieusement dans sa caisse (cela me fait toujours rire puisque cela ne sert à rien). Le commerçant est tout content avec son petit ticket blanc… mais lui n’a rien. Non seulement il n’a qu’un petit bout de papier mais en plus c’est vous qui êtes parti avec les boîtes de conserve… Vous avez échangé le virtuel et la confiance dans des octets électroniques et des petits bouts de papier plus ou moins grands contre un actif tangible, votre boîte de raviolis. Si tout le système s’effondre, votre commerçant n’aura plus rien. Vous aurez encore cette boîte de raviolis dans le Caddie. Comprendre cela c’est comprendre la logique de la débancarisation, c’est-à-dire la réallocation plus ou moins importante de votre patrimoine financier vers des actifs tangibles dont vous aurez toujours la pleine et entière possession, même en cas d’effondrement du système financier ou des dettes ou de l’État français.

Alors quelles sont vos possibilités d’actifs tangibles pour migrer tout ou partie de votre épargne vers ces derniers ?

Les actifs tangibles sont, contrairement aux idées reçues, très nombreux. Cela va d’une voiture (qui peut aussi être un outil de travail) aux actions (au nominatif) en passant par les objets d’art, les bijoux ou encore les bouteilles de vin ! Tous ne se valent pas. Tous n’ont pas la même valeur d’usage. Un tableau se regarde, une bouteille se boit ! Tous ne sont pas facilement échangeables, tous ne sont pas fractionnables (on peut revendre une pièce d’argent mais pas un morceau de la Joconde). Tous n’ont pas non plus le même potentiel d’appréciation et tous ne sont pas accessibles. On peut généralement s’offrir une pièce d’argent à 15 euros, plus difficilement un Picasso !

Je vous parlerai donc d’une sélection d’actifs tangibles qui me semble la plus pertinente dans le monde d’aujourd’hui et pour se préparer au mieux au monde qui vient. Il ne s’agit pas d’une vérité absolue. Chacun verra midi à sa porte. L’essentiel c’est surtout la réflexion personnelle que vous mènerez. Il n’y a pas de mauvais choix. Celui qui aime le vin ne voudra pas d’or et que des bonnes bouteilles ! Enfin, dernier grand principe : on ne met jamais tous ses œufs dans le même panier et c’est aussi valable pour les amateurs de bouteilles !

1/ Les terres agricoles et les forêts. J’en parle depuis plusieurs années et je maintiens cette analyse. La terre et la forêt sont la richesse de demain et certainement le meilleur placement des 30 prochaines années comme ce fut le cas dans les 30 dernières… pour l’assurance qui aujourd’hui ruinera les épargnants soit sous forme de taxe soit sous forme de faillite des contrats sur fond de banqueroute des États.
Pour ceux qui ne peuvent pas acheter une forêt de 250 hectares… une maison à la campagne avec un grand jardin le plus grand possible sera également un excellent placement, surtout que les prix des résidences secondaires sont en très très forte baisse. C’est le moment d’en profiter. Essayez de sélectionner une zone dans laquelle vous vous voyez vivre sans problème en cas justement de problème et dans laquelle vous pourrez avoir tout de même accès à des services supports comme un hôpital et de quoi scolariser des enfants sans oublier une gare. Généralement, les petites villes de province correspondent à ces descriptions (de 10 à 30 000 habitants).

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2/ Ceux qui veulent impérativement investir sur les actions le peuvent. Mais attention, pas n’importe comment. Au nominatif pur ! Je m’explique. Une action est un titre de propriété. Une part d’une entreprise. Cela a une véritable valeur même si cette dernière fluctue dans le temps. Cela a une valeur à condition d’être réellement le propriétaire de ce titre de propriété, ce qui n’est pas le cas lorsque vous passez par un fonds financier quelconque.
Vous pouvez détenir ces titres directement sur les livres comptables de l’entreprise. Hors banque. Contactez directement les services nominatifs des grands groupes (ils en ont tous). En plus, comme chez Air Liquide, vous aurez des avantages supplémentaires en tant qu’actionnaires directs.

3/ L’or et l’argent. C’est une évidence. Le maximum d’or et d’argent. Achetez en tous les mois. Lissez votre cours d’achat. Peu importe qu’il monte ou baisse. Achetez. Cela vaudra bientôt très cher surtout lorsque les Chinois adosseront le yuan à l’or. D’où également, même si la prime est un peu élevée, la possibilité d’investir sur les pandas chinoises qui sont parmi les plus belles pièces d’or actuelles au monde et qui ont cours légal en Chine en yuan. C’est la seule façon pour nous ou presque d’acheter du yuan chinois en plus sous forme d’or. Pile je gagne, et face aussi. Nous pouvons aussi le stocker hors de France et hors Union européenne et le plus légalement du monde… ou alors on peut attendre que l’État vienne se servir sur nos comptes…

4/ Le plan épargne boîtes de conserve. Je vous en parle très régulièrement. Achetez une bicoque avec un potager. Achetez des graines, des outils, des couvertures, des poêles à bois, rentrez du bois et des conserves, remplissez votre garde-manger au maximum, stockez des médicaments, et de façon générale tout ce qui vous sera utile pour vivre le plus indépendamment possible de la société. L’autarcie est illusoire mais l’autonomie peut être assez rapidement une réalité. Pour ceux qui n’ont pas des fortunes, achetez un peu d’or et d’argent et pour le reste, les actifs tangibles que je viens de vous lister. Vous ne savez pas la valeur d’un rouleau de papier toilette au Venezuela alors qu’il n’y en a tout simplement plus à la vente ! Un rouleau de papier toilette est un actif tangible stockable et qui a une véritable valeur d’usage !! Fondamentalement, pour le fondement, le papier toilette a plus de valeur que le papier monnaie, qui a une fâcheuse tendance à vous gratter le postérieur et à vous irriter ces parties corporelles hautement sensibles !

5/ Pour ceux qui n’ont rien ou presque ? Dépensez, de toute façon dans un tel cas je préfère dépenser et me faire plaisir plutôt que de leur laisser me piquer ne serait-ce qu’un euro de plus, un euro de trop !
Rien n’est jamais parfait, rien n’est jamais sûr à 100 % !

L’État peut venir réquisitionner toutes les maisons de France et de Navarre, mais ce sera la guerre civile dans un tel cas, la démocratie aura disparu et il vaudra mieux essayer de fuir ce pays devenu dictature.

Vous devez garder à l’esprit que l’État va au plus facile. Au plus traçable. Au plus facilement taxable. Et c’est évidemment les comptes bancaires et assimilés, qu’ils s’agissent d’une assurance vie ou d’un contrat d’épargne quel qu’il soit.

Pour le moment et malgré les promesses, c’est la fiscalité qui augmente car d’un coup de stylo on augmente la redevance télé, on peut l’étendre aux smartphones ou aux tablettes, ou encore aux ordinateurs… Vous n’avez pas la télé ? Peu importe, vous paierez quand même. Vous n’avez même pas d’abonnement Internet qui donne tous les bouquets de chaînes ? Pas grave car de toute façon, il faut voir cela comme du vol légalisé en bande gouvernementale. Le prix du timbre explose, les taxes sur le gasoil aussi, les impôts locaux feront de même et au final, on finira par nous augmenter la TVA, etc. Tout cela ne servira à rien puisque la dette et la dépense publique sont déjà, comme nous l’avons vu avec les 3 points au début de cet article, totalement hors de contrôle. Il n’est plus possible d’arrêter le Titanic. Nous avons déjà heurté l’iceberg, simplement nous n’avons pas encore pris conscience que l’eau montait dans les cales et que dans quelques heures, ce serait le drame.

Rendre la spoliation par l’État le plus difficile possible

L’idée n’est pas de vous prémunir à 100 % du risque de spoliation car l’État peut vous spolier. Mais de rendre cette spoliation plus difficile pour lui. C’est toujours la règle des 80-20 ! 80 % des sommes sont dans les institutions financières et facilement confiscables. Alors avant d’aller faire du porte à porte et d’envoyer les agents de Bercy creuser dans tous les jardins pour seulement 20 %… autant se servir sur les 80 % ! Un seul clic de souris suffit… ou deux !

Je vais vous dire le fond de ma pensée : peut-être que l’État réussira à me piquer mon fric durement gagné et sur lequel j’ai payé tous les impôts jusqu’au dernier centime. Peut-être oui, mais il faudra qu’il se donne autant de mal que j’en ai eu à mettre MON pognon de côté, et je ferai tout, absolument tout pour lui rendre la tâche la plus difficile possible.

On pourra m’objecter que je ne suis pas un bon citoyen… la fameuse culpabilité. D’abord, je n’ai rien volé et j’ai toujours payé tous mes zimpôts. J’ai payé mes taxes et même toutes mes amendes de voiture car après avoir pris deux majorations lorsque j’étais plus jeune, j’ai vite compris qu’à jouer les malins je ne gagnerais rien si ce n’est des soucis et mon compte bancaire bloqué par le percepteur ! J’ai un véritable respect pour les fonctionnaires et je ne fais pas partie de ceux qui hurlent par idéologie contre la dépense publique. Simplement trop c’est trop, et le système de répartition de notre pays est devenu plus un problème qu’une chance et surtout, au-delà de toutes les considérations, il est tout simplement condamné. Alors ce n’est pas être mauvais ou bon citoyen, le moment est juste venu de faire le constat que la situation de notre pays est irrémédiablement compromise et donc de s’y préparer. C’est simplement du pragmatisme et du bon sens.

Alors il est temps, mes chers amis, de fuir l’environnement financier classique et réorienter au maximum votre patrimoine vers les actifs tangibles.

Préparez-vous et restez à l’écoute.

Charles SANNAT

« À vouloir étouffer les révolutions pacifiques, on rend inévitables les révolutions violentes » (JFK)

Ceci est un article ‘presslib’, c’est-à-dire libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Le Contrarien Matin est un quotidien de décryptage sans concession de l’actualité économique édité par la société AuCOFFRE.com. Article écrit par Charles SANNAT, directeur des études économiques. Merci de visiter notre site. Vous pouvez vous abonner gratuitement www.lecontrarien.com.

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